Soja et perturbateurs endocriniens

Parfois, on entend dire que le soja est un perturbateur endocrinien, autrement dit qu'il serait susceptible d’interférer avec le fonctionnement des cellules et organes impliqués dans la production des hormones et leur action.


Les molécules accusées d'être des perturbateurs endocriniens sont les isoflavones, qui appartiennent à la grande famille des polyphénols. Ces polyphénols sont présents dans les végétaux pour les aider à se défendre contre les bactéries ou virus.


Chaque plante produit des polyphénols spécifiques. Dans le cas du soja (mais aussi des haricots, lentilles, pois, pois chiches...) ce sont donc les isoflavones, également appelées phyto-œstrogènes du fait de la similarité de leur structure avec les hormones humaines.


Une revue* publiée en mars 2021 a examiné 417 études scientifiques réalisées sur des adultes et des enfants, et conclut que les données scientifiques ne justifient pas la classification des isoflavones (ou des aliments à base de soja) comme perturbateurs endocriniens.


Le soja mérite donc amplement sa place au sein d'une alimentation variée et équilibrée, de par ses qualités nutritionnelles et sa richesse en protéines.


*Messina M, Mejia SB, Cassidy A, Duncan A, Kurzer M, Nagato C, Ronis M, Rowland I, Sievenpiper J, Barnes S. Neither soyfoods nor isoflavones warrant classification as endocrine disruptors: a technical review of the observational and clinical data. Crit Rev Food Sci Nutr. 2021 Mar 27:1-57. doi: 10.1080/10408398.2021.1895054. Epub ahead of print. PMID: 33775173.

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